Période : Septembre 2022

Commanditaire de la Mission : TEARFUND
Les problèmes auxquels les jeunes en général sont confrontés ne représentent pas uniquement un défi pour les sociétés d’aujourd’hui, mais également pour les générations à venir.
Ces problèmes comprennent : ressources limitées pour le financement des programmes et activités de Jeunesse ; Inégalités des conditions sociales, économiques et politiques ; discrimination Homme-Femme ; Moyens d’existence incertains ; Taux élevés de chômage des jeunes ; conflits armés et confrontation ; Préjugés ethniques ; Exclusion sociale ; Sans-abri ; Détérioration continue de l’environnement mondial ; Incidence grandissante de la maladie, de la faim et de la malnutrition ; Changements de rôle de la famille ; et Possibilités inadéquates pour l’éducation et la formation.
Parallèlement, les jeunes peuvent aussi être d’un grand secours pour ce qui est de la mobilisation sociale indispensable pour combattre ces mêmes problèmes.
L’Autonomisation et l’Entreprenariat des Jeunes sont des secteurs en plein essor et aussi plein d’espoir pour une jeunesse congolaise en quête constante d’emploi ; cependant il y faut beaucoup d’encadrement et d’accompagnement surtout un renforcement des capacités financières
Malheureusement, certains projets initiés d’Entreprenariat initiés par les Jeunes à Goma, Bukavu et Beni n’ont pas connu d’énormes succès pour des raisons suivantes :
- Détournement des fonds (rétro-commissions, non transparence dans les procédures de gestion financière et dans la sélection, des dépenses exorbitantes au détriment de ce que gagnent les bénéficiaires des projets) ;
- Les moyens de production beaucoup plus rudimentaires (primitifs) ou traditionnels ne pouvant pas répondre aux grosses demandes, une sorte de cercle vicieux : insuffisances financières entrainant des moyens de production limités causant ainsi une réticence dans l’engagement de l’entreprise sur les marchés de grosses demandes par incapacité de faire face.
De ce fait, la meilleure approche à adopter pour soutenir les Jeunes et les Acteurs existants dans ce domaine restent donc :
- L’Accompagnement des entreprises via les plates-formes de base les régissant pour une bonne percussion et un suivi régulier avant, durant et après les projets ;
- Une approche plus pratique et concrète avec des financements conséquents ;
- Travailler pour les jeunes et avec les jeunes : Moins de théories procédurales mais plus de supervision des activités via des canevas de collecte d’informations pertinentes liées aux activités.
De différents entretiens tenus avec diverses parties (ONEM, INPP, PMEA), il ressort entre autres que :
- L’entrepreneuriat de manière générale suscite l’engouement de tous jeunes et vieux, considérée comme un moyen de lutter contre la pauvreté. L’entrepreneuriat de jeune suscite plus d’intérêt dans un pays ou l’emploi n’est pas une garantie à l’issue de cursus scolaire-universitaire. Les jeunes s’engagent dans l’entrepreneuriat dans la ville de Goma et environs, mais il y a encore d’effort à fournir en termes d’accompagnement. La plupart commence et stagnent fautes de compétences et de moyen, mais aussi l’inaccessibilité aux structures d’accompagnement dont les services coutent la plupart de temps cher.
- Les projets entrepreneuriaux des jeunes font preuve d’évolution et succès à l’échelle. Sachant que le plus part de temps ils commencent avec des petits moyens et la plus part de temps sans fonds de roulement conséquents ;
- Les incubateurs existants sont généralistes et n’offrent pas de formation technique lies agrobusiness mais de formation génériques d’entrepreneuriat et de gestion des affaires.
Les jeunes Congolais en général et ceux concernés par notre Recherche en particulier sont un allié potentiel pour la défense de l’égalité Genre, car ils jouent un rôle d’agent de changement dans la société, en utilisant leur énergie pour lutter contre les formes plus subtiles d’inégalité qui prévalent dans les législatures.
Ils sont membres de diverses OSC et, grâce aux médias sociaux et à leurs réseaux respectifs, ils peuvent avoir une grande portée auprès de différents groupes de personnes et peuvent apporter à la table des pouvoirs d’influence qui peuvent être utilisés de manière positive pour provoquer des changements.
Elles sont moins convaincues par les mythes et les stéréotypes imposés aux jeunes filles dès leur plus jeune âge et peuvent contribuer à les démanteler. Les femmes sont notamment perçues comme des leaders incapables et des citoyens de seconde zone par rapport à leurs homologues masculins, et leur rôle consiste à soutenir les autres plutôt qu’à être des acteurs à part entière.
Comme les femmes, les jeunes sont à nouveau sous-représentés dans les rôles décisionnels. Bien qu’ils soient traditionnellement représentés dans les mouvements de la société civile et malgré leur capacité à servir d’agents de changement, ils restent sous-représentés dans les postes de pouvoir officiels.
Les rôles oppressifs des hommes et des femmes en RDC affectent également les garçons et les hommes en limitant leur comportement et en créant des formes de masculinité injustes et répressives comme norme idéale. Bien que cette forme de discrimination et d’oppression prenne des formes différentes selon les étapes de la vie des femmes, des filles, des garçons et des hommes en RDC en général et dans les Provinces du Nord et Sud en particulier, elles sont toutes des symptômes de la même cause profonde de l’inégalité de genre généralisée et institutionnalisée et du statut inférieur des femmes et des filles.